Le réseau de transport de gaz NaTran compte plusieurs milliers de kilomètres de canalisations, parmi lesquels une partie correspondent à des petits diamètres (DN150, DN100, DN80, …) qui sont difficilement inspectables.Plusieurs méthodes sont aujourd’hui employées pour inspecter les canalisations, dont la méthode par Piston Instrumenté (PI).
Le Piston Instrumenté est la méthode d’inspection interne (ILI pour In-Line Inspection) la plus utilisée. Cependant cet outil n’est pas toujours adapté pour de multiples raisons comme la variabilité des diamètres, des diamètres faibles, des géométries complexes ou encore des contraintes d’accessibilité.
Pour compléter cette approche, NaTran a recourt également à d’autres moyens d’inspections. Toutefois, ces méthodes présentent des limites de précision et de détection qui peuvent entrainer des fouilles superflues.
Face à ces enjeux, NaTran souhaite identifier de nouvelles solutions d’inspection adaptées à ces canalisations complexes, afin d’optimiser la maintenance préventive, de renforcer la sécurité du réseau et de limiter les interventions.

53%
des employés Natran R&I sont des femmes
Les difficultés d’inspectabilité du réseau étant nombreuses et leurs raisons multiples, il a été décidé dans le cadre de cet Open Innovation de se focaliser sur une partie précise du réseau (DN150, DN100, DN80). Les solutions envisagées devront répondre aux critères suivants :
- Inspection directe : privilégier des technologies permettant une détection précise des défauts structurels (fissures, corrosion…) sans se limiter aux anomalies de revêtement.
- Adaptabilité : être compatibles avec les contraintes des canalisations de petit diamètre et permettre une intégration fluide dans les opérations actuelles.
- Autonomie et transportabilité : idéalement autonomes en énergie, mais pouvant être alimentées via une source externe (véhicule, secteur…). Elles devront être facilement manipulables et déployables par les exploitants sur le terrain.
- Maturité technologique (TRL 8-9 de préférence) : favoriser des solutions proches de l’industrialisation, mais envisager un co-développement si aucune technologie existante ne répond pleinement aux besoins. (Des technologies ayant un TRL à 6 sont également acceptées)
Bon à savoir
Chez NaTran R&I, nous avons relevé ce défi et développé des solutions innovantes pour garantir une injection sûre et efficace du biométhane sur le réseau. Plusieurs technologies ont été testées sur le terrain, dont cinq se distinguent particulièrement :
La problématique concerne une partie non négligeable du réseau de plusieurs milliers de km. Une enveloppe de 10 à 100 k€ selon la solution retenue.
Corentin Dussenne ingénieur de recherche chez NaTran R&I, nous explique cette innovation :
« Nous avons remplacé le charbon actif par un filtre à base d’oxyde de fer, capable d’éliminer le sulfure d’hydrogène même en l’absence d’oxygène. Les tests sur le terrain confirment nos résultats en laboratoire : l’épuration est efficace, la teneur en oxygène maîtrisée et les coûts d’exploitation réduits. »
